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 »Qui a gagné l’élection en 2010? »/Le Général Guillot répond aux GOR:  »Cette question est obsolète…la révolte populaire devient une impérieuse exigence  »

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Près de 10 ans après le second tour de l’élection présidentielle d’Octobre 2010, nombreux sont les radicaux du camp Laurent Gbagbo, qui continuent d’espérer entendre l’ancien premier ministre, Guillaume Soro, dire enfin à la face du monde, la vérité qu’ils veulent entendre, à savoir: Laurent Gbagbo a remporté l »élection présidentielle face à Alassane Ouattara. Pour Alfred Guéméné, dit le Général Guillot, SGA du FPI, chargé de l’animation politique et du dialogue social, l’enjeu est beaucoup plus important que cela. Il s’agit aujourd’hui, de privilégier la résistance civile, pour phagocyter le système actuel, de sorte à instaurer une démocratie vraie, articulée autour d’institutions solides, capables de garantir la stabilité sociopolitique de la Côte d’Ivoire. 

 

QUI A GAGNÉ EN 2010 ?

C’est avec un brin d’agacement que j’entends, ici et là, que Soro Guillaume doit dire qui a gagné la présidentielle de 2010.
Franchement, il est pathétique que certains en soient encore à ces enfantillages.
Pourquoi chercher encore à savoir le vainqueur de cette élection, alors que l’institution en charge des élections avait clairement indiqué que c’était le candidat Ouattara qui s’était finalement imposé face à Laurent Gbagbo ?


Non, franchement, cette question dénuée de tout fondement, n’est plus d’actualité. Elle est totalement obsolète.
Le vrai problème qui vaut la peine d’être posé, c’est celui de la crédibilité et de la fiabilité de nos institutions.
Qui peut oublier que le tristement célèbre Yao Ndré, président du conseil constitutionnel avait d’abord déclaré Laurent Gbagbo vainqueur, avant de se débiner, par la suite, comme un Pantin désarticulé, pour proclamer la victoire de Ouattara, au motif fallacieux qu’il avait pris la première décision, sous l’empire d’on ne sait quel diable ?
Nous persistons à dire que c’est la crédibilité des institutions qui fonde la solidité de la république.
Or, le fait est qu’il existe un véritable rapport dialectique entre la confiance que les citoyens vouent aux institutions, et la crédibilité des personnes qui en ont la charge.
De telle sorte que si les ivoiriens n’ont point confiance dans leur conseil constitutionnel, cela se justifie par le manque cruel de personnalité, voire de charisme et d’honorabilité de ceux qui l’ont animé depuis au moins 20 ans.


Souvenons-nous du fameux réquisitoire barbelé et enflammé du président Tia Koné, notamment, contre le candidat Ouattara en 2000.
Souvenons-nous également que le même Tia koné, sans doute pris de remords, s’est récemment déculotté en s’excusant publiquement d’avoir invalidé, à l’époque, la candidature de Ouattara sur des bases qu’il a lui même presque qualifié « d’arbitraires et de farfelues »…
Puisqu’il n’y a jamais deux sans trois, les ivoiriens sont parfaitement fondés à ne plus se fier aux présidents du conseil constitutionnel qui disent et se dédisent par la suite.
Voilà qui fonde et légitime le mot d’ordre de la « désobéissance civile » lancé par l’opposition.
Car, lorsque ceux qui ont la responsabilité de la gestion des affaires publiques ne sont plus dignes de confiance, la révolte populaire devient non plus une nécessité, mais une impérieuse exigence, un devoir quasi régalien qui ne peut faire l’objet d’aucune transaction.
C’est pourquoi, la seule réponse que nous sommes en droit d’attendre du pouvoir, ce n’est pas de se discréditer davantage par des menaces, comme l’a maladroitement fait le premier ministre dans la marahoué.
Mais de créer les conditions de la confiance, par un véritable dialogue avec l’opposition sans laquelle la république ne sera qu’atrophié.
Avec une gouvernance frappée du sceau de l’impopularité, source de conflits et d’instabilité chronique.
Or, contrairement à certains qui en font leur chou gras, nous refusons que notre pays, que nous aimons tant, soit ingouvernable…
<<Asseyons-nous donc, et discutons>>.
Comme nous le conseille vivement le célèbre prisonnier, Laurent Gbagbo, l’homme qui n’a pas droit de rentrer dans son pays.
Par la seule volonté du prince.

Le Général Guillot

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