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Zida au grand déballage de Ismaël Ouédraogo : « J’ai les meilleurs atouts pour remettre le Burkina sur les rails. »

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Yacouba Isaac Zida (YIZ) est ce personnage qui passa des ténèbres des illustres inconnus pour se retrouver sous le feu des projecteurs de l’insurrection populaire qui emporta Blaise Compaoré dont il assurait la sécurité en tant que numéro deux du RSP. Ayant accédé au pouvoir de manière inattendue le 02 novembre 2014 au grand dam du général Nabéré Honoré Traoré, il y restera juste vingt et un jour pour mériter le titre d’ancien chef de l’État, avant de s’octroyer le poste de Premier ministre de la transition dirigée par le vieux Michel Kafando. Avant de quitter ses fonctions, il a été bombardé général de division. Roch élu en novembre 2015 et investi en décembre de la même année, Zida s’exile au Canada. Mais voilà qu’à l’orée du dépôt des candidatures à l’élection présidentielle, il se susurre que, le 25 septembre 2020, YIZ sera investi candidat du parti dirigé par le Pr Augustin Loada. Pourquoi vouloir revenir aux affaires ? Cela a été l’une des questions à laquelle YIZ a répondu quand il a été reçu au Grand Déballage de Ismaël Ouédraogo de la chaine de télé privée, Burkina Info. C’est ce que moi en tout cas j’ai vu en rêve la nuit passée, avant donc même l’investiture du général-candidat. Je raconte.

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ISMAEL : Monsieur Yacouba Isaac Zida, vous avez été investi comme candidat du parti à la présidentielle de novembre 2020. Qu’est-ce qui vous motive à vouloir revenir aux commandes après avoir été président du Faso pendant trois semaines ? Le goût de pouvoir ?

YIZ : Avant tout propos, permettez-moi de vous dire merci pour l’occasion que vous m’offrez de m’exprimer sur vos antennes. Je suis candidat, non que j’ai la boulimie du pouvoir, mais parce que j’estime que je peux apporter gros à mon pays. À part le candidat Roch, moi j’ai l’avantage d’avoir piloté un peu le pays et je sais comment ça fonctionne. Et je sais que si je suis au pouvoir, je pourrai vraiment stabiliser le pays.

ISMAËL : C’est que tous les candidats vont dire. Mais vous, quand on  voit votre parcours, il est permis de se dire que le pouvoir est doux. Des gens ont régné et n’ont pas voulu lâcher prise. Les exemples sont légion. Vous, vous goûtez à la chose pendant trois semaines, donc même pas un bon mois, et vous voulez revenir.

YIZ : Si c’était le cas, j’aurais dû tout manigancer pour prolonger mon règne de vingt et un jours.

ISMAËL : Mais on sait que c’est sous menace de la communauté internationale que vous avez cédé. Sinon, au départ, ce n’était pas le cas. On s’en rappelle comme hier, quand vous avez dit que les déclarations de l’UA n’engageaient que l’UA.

YIZ : Mais c’est vrai ce que j’ai dit. Au lieu de venir jouer aux pompiers, nos dirigeants devaient anticiper, éviter que le feu ne prenne la forêt.

ISMAËL : Pourquoi avoir attendu de passer par les cases président du Faso et Premier ministre avant de créer votre partie ? N’est-ce pas vraiment des calculs ?

YIZ : Je n’ai pas créé ce parti. Ce sont les Augustin Loada qui en sont à la base. Et je n’ai été que sollicité pour être le candidat de ce parti, le MPS, je précise. Le MPS, c’est le Mouvement patriotique pour le salut. Le Burkina n’aura de salut que par Zida. « J’ai les meilleurs atouts pour remettre le Burkina sur les rails. »

ISMAËL : N’est-ce pas trop facile à dire ? On a souvent lu vos écrits, quand le Burkina a  plus d’une fois où a été meurtri par les attaques terroristes. Et ceux savent lire entre les lignes vous voyaient venir.

YIZ : J’ai des compétences à mettre à la disposition de mon pays. Mon thème de campagne est déjà connu : « Bâtir un Burkina meilleur en opérant maintenant la rupture en matière de sécurité humaine. »

ISMAËL : Quand vous parlez de compétences, voulez-vous faire allusion à votre grade contesté acquis à la fin de la transition, le grade de général de division ? Passer de lieutenant-colonel à général de division, c’est quand même un exploit dans l’histoire de nos forces armées nationales. Zida serait-il le militaire exceptionnel de notre armée ? Ou, serait-il un militaire d’exception ?

YIZ : Justement, c’est un grade acquis normalement, non par la force. Mon mérite a été reconnu par le premier citoyen de ce pays en son temps, le président Michel Kafando à qui je témoigne toute ma reconnaissance.

ISMAËL : Peut-on s’attendre voir Yacouba Isaac Zida une fois à Kosyam, accorder une grâce présidentielle à son ex-patron Gilbert Diendéré ? Si oui, ce dernier l’acceptera-t-il ?

YIZ : La grâce présidentielle, oui. Cela dépend du comportement des prisonniers, du nombre d’années passées entre les quatre murs. Gilbert est un Burkinabè comme les autres. Pourquoi particulariser lui sa situation ?

ISMAËL : Mais vous étiez « son bon petit ». C’est à la faveur du 31 octobre 2014 que la situation s’est renversée, inversée aussi…

YIZ : En tant que haut gradé il n’a pas voulu jouer le jeu. Il a perdu. Moi j’ai joué et j’ai gagné. Donc il est normal que je profite des fruits du risque que j’ai couru. Si je suis président et que je le gracie, il pourrait continuer de rester en prison s’il s’y sent mieux.

ISMAËL : Le séjour canadien était-il préparé longtemps ? Un général radié des effectifs des forces armées nationales, qui vit en exil depuis des années au pays des Blancs où la vie est chère… C’est quoi le secret de votre fortune, que certains estiment colossale ?

YIZ : Ma fortune ? Vous savez, les gens,…

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Poun. Blam ! Houiin. Un tricyliste imprudent vient de percuter un gros porc insouciant reversant tranquillement la voie bitumée passant devant la cour que j’habite. L’un comme l’autre se disait sans doute que, vu l’heure et la tranquillité, la voie était dégagé pour chacun. Et voilà. Je ne sais pas si le pauvre goret s’en tirera. Quant au tricycliste, il aura reçu une leçon que j’espère, lui servira dans les jours à venir, ce qui qui lui évitera de causer du tort aux êtres humains. Mais en attendant ce tricycliste a brisé mon rêve, non, pardon, il l’a interrompu, puisque je n’ai pas pu aller au bout.

Les rêveries de Gnindé Bonzi

Fiction/Humour/Histoire

 

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